20 février 2017

Compartiments



 
 
 
En ce début de vingt-et-unième siècle la multiplication des vecteurs de communication est telle que les discours et les pensées ont tendance à se stratifier, à s'agglutiner autour d'un noyau central qui doit rester bien visible pour ne pas disparaître à l'horizon, tout simplement.
 
Dès lors on constate jour après jour que le formidable déluge d'informations dont nous disposons actuellement requiert non seulement une certaine rationalité dans le triage et l'archivage, mais aussi et surtout beaucoup de flair dans le dédale des références. Le beau métier de documentaliste peut désormais se comparer à celui de détective, tellement il faut d'intuition pour ne pas rester dans le gros du troupeau manipulé sans égards par le bon berger Google. Ah! mais l'intuition ne suffit pas, il faut aussi de la culture mais bref, c'est une autre histoire.
 
Toujours est-il que pour l'utiliser ou la classer on a besoin de compartimenter l'information mais avec souplesse et doigté, de sorte qu'elle soit toujours prête à ressurgir en cas de besoin. Certains artisans de la culture prennent le mot compartiment à la lettre et n'aiment pas trop l'idée qu'on pourrait s'y mouvoir comme dans un océan conceptuel, toujours en mouvement.
 
Et c'est pile à ce moment que nous avons besoin de visualiser un mouvement, un déplacement subtil qui crée un compartiment passager, comme dans une maison japonaise lorsqu'on déplace une cloison de papier sans bruit, juste un petit courant d'air tiède qui passe dans le dos...
 
Et là, Monsieur Goux vous saurez vous aussi lâcher prise.
 

 
 
 





7 février 2017

Distorsions médiatiques


 



Il nous faut aujourd'hui admettre que la perception que nous avons de la réalité repose pour beaucoup sur le qu'en dira-t-on et plus particulièrement ces temps-ci, sur le dît médiatique...
 
En effet, les media modernes se sont diversifiés à un point tels qu'ils sont parfois méconnaissables, se présentant volontiers comme de simples vecteurs d'information, alors même qu'ils fonctionnent en véritables générateurs de processus qui bien souvent les dépassent. Nous flottons désormais dans une sorte de demi-monde entre vérité et mythologie, oscillant comme des somnambules à la recherche d'indices de probabilité. A nous de dénouer l'écheveau des données brutes qui se trouvent spontanément à notre disposition et celles qu'il faut aller chercher soi-même en suivant sa propre intuition.

Le culte de l'information est en vérité une addiction dure et tous ceux qui en font commerce le savent bien : une fois qu'on y a goûté on n'oublie jamais ses effluves, on circule parmi l'offre des chaînes avec un appétit inextinguible de nouveautés, on slalome parmi les sites répertoriés pour leur pertinence, on court toujours pour satisfaire une curiosité jamais comblée.

Car on sent bien sous le flou des révélations distillées au compte-goutte qu'il y a quelque chose comme un grand vide à combler, un grand silence à meubler et c'est bien l'aléatoire qu'il s'agit de prendre de vitesse. Avant que l'orateur ne parle, on parle pour lui. Les journalistes qui tiennent salon à heures fixes sur les petites chaînes à la mode jouent la scène entre eux, avant même qu'elle ne soit écrite, avant même qu'elle n'existe si elle devait exister un jour...

Parfois l'information change de visage, il ne s'agit plus de renseigner sur le réel mais de façonner la réalité selon certains dispositifs expérimentaux ou certaines instructions provenant d'employeurs tenant à rester dans l'ombre. Le récent cas Fillon a été très explicite sur ce chapitre : nous avions un candidat à la présidentielle déjà sur son orbite après avoir passé victorieusement la course d'obstacles de la primaire, quand soudain surgit de nulle part une accusation mettant en cause son honnêteté et celle de son épouse. Après examen, on voit bien qu'il s'agit de beaucoup de bruit pour pas grand chose, mais ce pétard aurait pu être une bombe.

Et c'est bien le but que visaient ceux qui ont jeté l'affaire sur la place publique, à savoir les commanditaires du désormais historique "Penelope Gate".
 

17 janvier 2017

La quiétude du diariste

 

Il existe plusieurs types de blogs parmi les plus lus et commentés et chacun a ses propres afficionados. Il y a ceux qui analysent l'actualité et se plaisent à flirter avec la politique jusqu'à devenir peut-être un jour, un véritable site de référence. Ceux-là sont en principe tenus par des blogueurs dynamiques et rigoureux, qui visent sans doute une certaine notoriété...

Il y a aussi les blogs thématiques, ceux qui se consacrent intégralement à l'exploration d'un thème spécifique comme la littérature du Moyen-Âge, l'astrologie, la culture des orchidées en pot ou encore dans un genre plus classieux, le maniement expert du sabre japonais : La Voie du Samouraï.

Et puis il y les inclassables, ceux qui racontent les péripéties d'une vie au jour le jour, les petits riens qui surviennent au hasard ou, a contrario, les projets longuement mûris sous la contrainte d'une volonté inflexible. L'équivalent en somme de la tenue de ces chroniques journalières, un genre littéraire qui était fort prisé autrefois, avant que la télévision ne vienne réclamer son lot de temps libre.

Ces "blogs perso" sont le roman d'une vie. L'auteur prend ici ses aises. Tout à fait détendu il ne redoute pas de se confier, allant même jusqu'à révéler ses pensées les plus secrètes comme s'il était face à son psy. Il en oublie que sur la Toile il sera lu par des milliers de lecteurs anonymes, répertorié et spolié de ses droits d'auteur par Google. Mais peu lui importe, jour après jour il relate minutieusement ses activités, ses réflexions ainsi que les évènements marquants qui auront retenu son attention.

Et c'est sans doute dans ce registre que l'on peut encore croiser de véritables diaristes à l'ancienne, s'appliquant à rapporter leurs faits et gestes quotidiens dans le moindre détail comme pour être sûr de n'en oublier aucun. On rencontre cette manie parfaitement conservée, illustrée avec talent par l'écrivain et polémiste Renaud Camus qui rend scrupuleusement compte de toutes ses démarches quotidiennes dans Le Jour ni l'Heure, aussi prosaïques fussent-elles. On y parle par exemple de douche finissant à l'eau froide, des dépenses du jour et de l'appétissante composition de repas finissant rituellement sur la poire et la framboise. On en redemande...

Que d'énergie et parfois de talent déployés dans cette activité pourtant si anodine et familière ! Ici, l'opportunité de paraître sur le web doit parfois inciter l'auteur à enjoliver ce qu'il aurait probablement laissé filer s'il ne s'était agi que de tenir le classique procès-verbal du jour sur un bon vieux cahier d'écolier. Car la simple plausibilité d'être lu par des inconnus dépasse sans doute le douillet réconfort que peut procurer la tenue régulière et casanière d'un simple journal personnel en y introduisant cette fois la petite connotation ludique, si ce n'est franchement théâtrale d'un certain exhibitionnisme...




8 janvier 2017

Encadrage du Nouvel-An







A mes bons partenaires de Hashtable,
je souhaite une bonne et heureuse nouvelle année avec du bonheur, des surprises et surtout...
des tonnes d'événements à encadrer et à commenter !

Hommage et grosse bises à vous tous, qui m'avez valeureusement donné la réplique !








Albundy17, Aristarkke, BDC, Bibi, Black Mamba, Calvin,
Dr. Slump, Flaghenheimer, Greg, Higgins, Hussard Bleu, Kekoresin,
Loki dort (faut savoir être diplomate avec les divinités), MadeInCh, MCA, Pheldge, René-Pierre Samary, Sam Player, Theo31, Val 
et tous ceux que j'oublie...



Et bien sûr, mention spéciale pour notre Guru à tous,
j'ai nommé  l'unique H16 !





16 décembre 2016

Transmutation


A cette époque, nul besoin d'un regard particulièrement attentif pour discerner les habituels rituels qui accompagnent les changements de saison ou les périodes de fêtes. Les caravanes s'animent le long des voies, les appétits s'aiguisent et les yeux des enfants se mettent à briller. Ceci vaut pour le décor.

Mais dans cet aimable défilé aussi, voici l'esprit qui orchestre ses propres joies et tourments. Ah! sortir se jeter parmi la foule pour oublier les petits tracas du quotidien ou préférer garder un certain quant à soi et rester dans son donjon à philosopher sur la vie qui s'écoule...

Et c'est alors que le cerveau saisit au vol ce qu'il ne devrait jamais lâcher de vue, à savoir cette étroite corrélation qui existe entre la conscience et le réel, si étroite qu'on peine parfois à distinguer entre les deux. Par principe, on ne devrait jamais séparer la réalité de l'esprit car il n'y a pas de réalité objective sans esprit pour attester de sa réalité.

On nous rétorquera que la science est objective et qu'elle bénéficie par conséquent d'une forme de stabilité autonome, alors que la conscience est une donnée subjective, donc plus ou moins sujette à caution. Et c'est précisément là que réside l'erreur commune qui consiste à vouloir détacher la science de sa condition de production intellectuelle.

En effet, on ne saurait nier que toute forme de science n'est que le résultat d'une opération de transmutation exercée par une intelligence dans le cadre de formes d'activité couramment répertoriées comme activités de l'esprit. La transmutation réside dans la collecte d'informations jugées pertinentes, de leur analyse et d'un travail spécifique faisant appel à la créativité et ouvrant des passerelles conceptuelles permettant des développements ultérieurs.

Certes une telle mise au point peut paraître ardue dans une société aussi matérialiste que la nôtre. Néanmoins une fois dûment examiné, le constat ne peut être que réjouissant : nous sommes donc libres de nos choix et maîtres de notre décor mental, comme nous l'indiquent les philosophies et les religions depuis des siècles...



Illustration :
Vladimir Kush

22 novembre 2016

Le retour aux valeurs sûres



Il n'aura échappé à personne que le résultat des dernières élections américaines semble devoir donner un sérieux coup de frein à l'emballement d'un mondialisme débridé, tel que conçu par une caste de notables hors sol. Les classes moyennes laissées au bord de la route et commençant à sentir qu'on se moquait un peu d'elles décidèrent en fin de compte de prendre leur revanche en élisant Donald Trump.

En France, où le peuple s'apprête aussi à élire un nouveau président, les premiers indices montrent de même que les électeurs ne sont plus aussi enclins à prendre les vessies pour des lanternes et qu'il faudra désormais compter avec un certain scepticisme désabusé. Ici aussi les élites mondialisées se sont octroyé tous les droits, y-compris celui de réorienter les manuels scolaires dans le sens de leurs fumeuses théories. Le président socialiste était trop assidu à satisfaire ses menus plaisirs pour entendre les inquiétudes qui s'exprimaient alors. Trop occupé aussi pendant les soixante heures qu'il passa à disserter avec deux journalistes autour de dîners fins, trop vaniteux sans doute pour ne pas avoir anticipé le scandale qu'allait causer la publication de leur livre.
 
Bref, il semblerait que l'heure soit désormais au repli sur soi, de même qu'à une certaine austérité de bon aloi. Et c'est précisément dans cette configuration que surgit celui qui pourrait bien être l'homme de la situation, sobre et efficace. François Fillon a en effet le profil idéal pour devenir le nouveau président français, puisqu'il séduit déjà bien au-delà de son propre camp. Premier ministre stoïque de Nicolas Sarkozy pendant les cinq ans de son mandat, pilote de course à ses heures de loisir, des nerfs d'acier et un tempérament plutôt flegmatique, c'est aussi un homme d'une grande rigueur. L'apparition sur le devant de la scène politique de ce patricien sarthois élevé chez les Jésuites semble indiquer qu'un nouveau tournant se dessine dans le champ de l'histoire et tout laisse à penser qu'on entendra désormais des notes plus classiques résonner dans les salons feutrés.

Repli stratégique d'abord et méditation sur l'état des lieux. Remettre l'église au milieu du village (n'en déplaise aux toujours mondialistes juppéistes) et ne plus craindre d'explorer ses propres ressources laissées trop longtemps en jachère. Réapprendre à restaurer ses forces intérieures sans craindre les assauts d'un réel toujours sujet à caution...



Illustration :

Vladimir Kush


 

30 octobre 2016

Octobre rouge





Revenons donc à nos réflexions paraphilosophiques pour le seul plaisir de donner tort à ceux qui n'osent plus rêver et qui, faute de mieux, croient encore devoir prendre leurs ordres chez les gourous de l'économie et les magnats de la presse.

Point n'est besoin d'être un grand expert pour saisir qu'à ce jeu-là on a trop vite fait d'abdiquer le peu de ce qui pourrait nous rester comme ambition et comme capacité de décision.

Suivre ses intuitions est toujours un bon principe, surtout si on s'en sert souvent. L'intuition étant comparable à un muscle qui a tendance à se relâcher quand on ne l'utilise pas régulièrement, profitons-en pour tester dès à présent où en est notre véritable pouvoir de discernement !





Photo :

Haykel Ezzeddine,
Tribune de Genève






24 septembre 2016

Se faire hacker par Google...

 

Et voilà, on tient un petit blog sans prétentions, sans faire trop de vagues ni provoquer une affluence incontrôlable...


Voguant paisiblement au fil des inspirations diverses, d'un parti pris privilégiant résolument l'originalité au détriment de la quantité et parfois il faut bien se l'avouer, tributaire d'une certaine aversion de la discipline, on n'y passe donc pas tout le temps qu'il mériterait.

Et quand humant dans l'air quelque nouvelle idée à développer, enfin on se décide à remettre l'ouvrage sur le métier, on constate avec effroi que la Méduse omniprésente a décidé d'y insérer ses tentacules et de tenter un hold-up.

Du jour au lendemain, Google entend prendre les rênes et imposer sa loi. Et c'est dans la partie centrale du blog, neuronale pourrait-on dire, là où sont rangés tous les détails biographiques que Google fait le ménage. C'est son job, les biographies ça lui appartient désormais et il tient à ce que cela se sache. La mise en page originelle s'est donc retrouvée gracieusement modifiée par la puissance tentaculaire.

La présentation de l'auteur en particulier semble intéresser le monstre, bien plus que les articles eux-mêmes car il ne se pose pas encore en critique littéraire et c'est heureux. Ce qui doit l'intéresser avant tout, c'est d'avoir la main mise sur les opérations depuis l'intérieur du dispositif. Blogger est en effet un logiciel libre qui est à la disposition du public et qui n'est plus soutenu par une équipe d'aide en ligne. L'auteur d'un blog Blogger se débrouille donc comme il peut, et si décidément le résultat n'est pas digne  de ses efforts, il peut toujours laisser le blog tomber en désuétude et en recommencer un nouveau. Mais ce n'est pas ce que recherche Google lequel aime le mouvement, la circulation et les statistiques.

Et bien, je dis donc officiellement à la Méduse : ok ! j'ai compris que c'était une forme d'onction, une récompense, voire un honneur que me valent mes aimables lecteurs européens et ultra-marins...

La mise en page de la bio a retrouvé sa forme originale, tout est rentré dans l'ordre. Google veille sur nous...


7 août 2016

Le niveau de la mer

 

L'été est une longue attente improbable, une saturation des sens qui confine chez certains à l'abrutissement.
 
En temps normal déjà, on a parfois envie de tancer, d'interpeller voire de légiférer car les imbéciles sont légion. En période estivale toutefois, on constate que  cette espèce particulièrement nocive pullule et s'égaille en toute impunité. Mal éduqués, sales et incultes ils s'adressent à vous avec l'insolence des malappris et s'enhardissent à vous voir encore si courtois.
 
Ils vous coupent l'herbe sous les pieds et vous font bien sentir qu'ils ne vous aiment pas. C'est réciproque.
 
D'ordinaire les vilains et mesquins restent agrippés à leur petit monde, leurs habitudes bien régulières et leurs petits codes mondains. En cette saison toutefois, la clôture est ouverte ce qui leur permet d'aller et venir en brassant de l'air. Certaines femmes de cette espèce frivole en profitent parfois pour pratiquer un sport considéré par elles comme étant du dernier chic : la chasse au spécimen non conforme... une sorte de chasse aux sorcières des temps modernes en quelque sorte.
 
Et dans ce monde rabougri où triomphent les bas du front et les petites brutes congénitales la gent masculine est loin d'être en reste. Il paraîtrait que même les géants ont oublié d'être gentils.
 
L'été serait donc une sorte de révélateur psychologique où chacun peut se voir en miroir et évaluer son propre niveau de sauvagerie ou de civilisation. Il est facile d'aller visiter quelques peuples défavorisés, de les juger barbares parce qu'ils n'ont pas l'eau courante et de se croire supérieur à eux. Pourtant c'est précisément au sein de ces diverses peuplades que l'on rencontre encore tant de gens délicats, fort bien éduqués et souvent raffinés.
 
De vraies belles personnes qui ne sont pas les simples stéréotypes sans âme que nos sociétés occidentales en sont à produire à la chaîne...
 
 
 
 
 
Illustration :
 
Vladimir Kush
 
 
 
 
 
 

 

12 juillet 2016

La recherche de la liberté


L'été est souvent une longue plage de silence, entrecoupée par des fêtes aussi bruyantes qu'éphémères. Lorsqu'elles sont finies, l'horizon s'étire à l'infini et l'on finit par souhaiter que quelque chose, un évènement quelconque survienne dans cet éternel no man's land...
 
Mais c'est alors qu'on a l'impression de n'être qu'une simple mouche patinant sur une vitre, que l'on pourrait le mieux mettre à profit ce passage à vide pour comprendre ce que représente pour nous le privilège de la pensée. De la pensée qui sélectionne et qui choisit. De la pensée qui comprend ou qui ne comprend pas. De la pensée qui erre et qui se trompe.
 
J'ai en effet beaucoup de respect, de l'admiration même pour ces moines bouddhistes qui ont fait le vœu de consacrer leur vie à l'étude de la pensée et de ses puissantes facultés. Pour ce faire, il s'asseyent en tailleur tous les matins jusqu'au soir, silencieux et les yeux mis-clos. En apparence ils ne font rien du tout, seule leur pensée se meut...

Ils nous enseignent en tous cas que la liberté, avant de pouvoir s'exercer dans l'action doit être construite dans notre propre for intérieur. La liberté est d'abord une attitude mentale qui se forge et se développe au fil du temps.


"Sans différences dans l'esprit, pas de différences dans la Réalité; sans élaborations dans l'esprit, pas d'élaborations dans la Réalité, car toutes les facettes de la Réalité sont des métamorphoses commandées par l'esprit."
 
Houang-po
Maître Tch'an du IXe siècle.
 
 







26 avril 2016

Penser en dehors des modèles


Dans une civilisation complexe et mondialisée, il devient parfois problématique de garder un peu de fraîcheur mentale en abordant certains thèmes, sans être aussitôt piégé par quelque apriori inconscient.

Nous sommes tous conduits par notre éducation et nos habitudes à répéter certains schémas de pensée de manière quasi automatique, cela est maintenant bien connu. Du moment que ces circuits sont parfaitement opérationnels et ne nous causent aucun dommage avéré, tout semble aller pour le mieux.

Mais ce processus invasif ne fait que s'amplifier à l'ère d'Internet. Nos habitudes de surf, nos sites favoris, l'adoption de nouveaux termes lexicaux façonnent dans notre esprit de nouveaux paysages cognitifs dont il sera essentiel pour nous de prendre conscience. Il faut en effet faire l'expérience de s'arrêter inopinément dans le déroulement autonome de nos pensées pour se rendre compte à quel point elles sont biaisées par des nouveaux schémas, artificiellement induits par les sémantiques virtuelles auxquelles nous avons quotidiennement à faire face.
 
Les terminologies branchées, les expressions à la mode cachent parfois tout un arrière-plan de structures cognitives qui ne demandent qu'à s'implanter dans nos cerveaux sans demander notre permission. Généralement, il n'y a pas là matière à s'alarmer en ce qui concerne les adultes, bien qu'il ne soit jamais agréable de découvrir qu'on est l'objet d'une manipulation.
 
Sans aller jusqu'à plébisciter cet adage populaire dont l'auteur pourrait être un certain Alzheimer et qui prétend que "la culture est ce qui reste quand on a tout oublié", nous  prescrivons néanmoins une élimination régulière et sans pitié des programmes parasites.  C'est pourquoi nous pratiquons quant à nous assez volontiers l'introspection afin de nous débarrasser des éventuels formatages psychologiques qu'on voudrait nous imposer.

De sorte que dans ce domaine aussi notre mot d'ordre favori restera :
 
"no limits, no models !"
 

15 mars 2016

Uberisation cognitive


Les affaires reprennent... Entre deux averses et quelques flocons de neige, voici déjà poindre les premières fleurs de magnolia, exhibant leur pose élégante à l'extrémité des branches encore nues.

Et nous-même avons en ce moment fort à faire pour courir après un monde qu'on essaye de nous escamoter en nous le présentant déjà comme radicalement nouveau. Un vœu pieux, à vrai dire, car nous ne somme pas si dupes !

Prenons par exemple ce  fameux procédé d'uberisation, qu'on essaye de nous vendre comme révolutionnaire dans les domaines les plus divers. En réalité, il s'agit d'un phénomène de leurre et le mythe de simplification qu'on lui prête volontiers correspond tout bonnement à l'effacement des critères de qualité, selon la formule magique : "mieux, en moins bien". En gros, il s'agit là d'une méthode de sauvage : je rentre dans le champ, je bouscule tout et je prends la place.

Si l'usage désormais généralisé d'internet est sans doute un accélérateur de communication et d'échanges productifs, c'est aussi une source inépuisable de malentendus et de manipulations. A tel point, qu'on en vient parfois à regretter le bon vieux temps où nous n'avions que la télévision pour nous proposer des fictions. A l'époque en effet, on voyait à peu près d'où venaient les coups. Un peu de culture générale et de présence d'esprit suffisaient généralement pour identifier tant le contenu du message que les intentions du messager. Aujourd'hui, virtualité oblige, les pièges sont subtilement disséminés partout, presque indétectables, parfois revêtus des apparences les plus officielles. Laissons de côté tous les virus, malwares et autres infections dont il est conseillé de se prémunir pour nous concentrer plus spécifiquement sur le risque essentiel qu'encourt de nos jours l'internaute distrait ou naïf, à savoir la manipulation psychologique. Le piège mental.

Invisible, indicible, improbable : une sorte de technologie du crime parfait est en train de se développer sous nos yeux ébahis. Sous des apparences respectables, on voudra nous vendre telle théorie, telle nouvelle pratique dans l'économie numérique ou telle information non vérifiable. Le processus est des plus simples : il suffit de sélectionner quelques mots-clés attractifs et de bricoler un site, un blog, un point de chute quelconque. Ne reste qu'à faire tourner le moulin, business as usual... on fait courir des rumeurs, on modifie les pages Wikipedia, on sature Google de leitmotive envahissants et bien ciblés.

De nouveaux concepts seront ainsi créés et si leur symbolique s'avère suffisamment efficace et attractive, ils seront bientôt intégrés dans la nouvelle mythologie qui est en train de se mettre en place. Non, l'homme n'a pas besoin de voir pour croire. En revanche il a toujours besoin de croire pour vivre.

Heureusement, les bons détectives n'ont pas fini de détecter...

2 janvier 2016

Passages secrets


A Nomi, avec mes pensées amicales...



Il y des lieux et des instants que nous ne pouvons franchir qu'à l'instinct et à la débrouillardise. Aucune expérience préalable n'est requise, puisqu'il s'agit à proprement parler d'une initiation que nous subissons : ce que certaines civilisations définissent parfois comme des rituels de passage, mais que nous sommes toujours appelés à vivre individuellement et dans le secret de notre esprit.
 
Nous arrivons ici en territoire inconnu et nous n'avons aucun repère. Il nous faut donc tout inventer, tout découvrir, faire confiance et nous faire confiance.
 
Certains parlent à ce propos de lâcher-prise, mais ce terme est ambigu puisqu'il est surtout question ici de l'apparition de nouvelles opportunités. Tout changement pourrait se révéler être l'occasion d'acquérir des connaissances inédites, d'explorer des expériences inconnues ou de développer des facultés dont nous n'avions pas conscience jusqu'ici.
 
Certes, pour apprendre à voler il nous faudra quitter l'assurance de la branche. Et pour reposer notre grande fatigue, il nous faudra sans doute accepter de fermer les yeux afin de pouvoir nous abandonner au sommeil, ce grand médecin de l'âme.

Laissons-nous donc surprendre par l'inconnu et bon passage à vous tous, voyageurs de l'esprit...
 
 

26 décembre 2015

Apartés

 
Dès le plus jeune âge, l'exercice le plus exigeant de tout être conscient est de pouvoir manier sa pensée en vue d'en obtenir en permanence les meilleures performances, de la même manière que le corps doit trouver ses postures optimales en toute circonstance.
 
Par conséquent, l'individu devrait rapidement apprendre à reconnaître ce qui lui appartient en propre et ce qu'il doit partager avec l'extérieur. Sa conscience d'abord lui appartient et nul autre que lui même ne devrait par principe y avoir accès. Et c'est bien là que le bât blesse...
 
En effet, la réalité est un matériel mouvant qui, dans certains cas, ne semble même pas avoir d'existence propre ou en tout cas, indépendante de la pensée. Parfois réalité et pensée s'entremêlent si bien, qu'en une danse parfaite les deux ne font plus qu'un. D'autre fois, comme dans un vieux couple qui boude, la pensée et la réalité s'évitent et se tournent le dos. Et ce scénario est appelé à se répéter à de nombreuses reprises tant qu'un certain palier mental n'est pas encore franchi. Il s'agit souvent d'adopter la même audace que lorsqu'on se jette à l'eau pour nager ses premières brasses !

Peu à peu la confiance s'installe et la pensée comprend soudain qu'elle est un facteur indispensable à l'organisation et au déroulement même du réel. Tout le reste n'est plus que l'exploration infinie de cette révélation. Les religions, les philosophies, les enseignements, les psychologies et plus récemment les medias ont tous leur petit avis sur la question et ne se privent pas de vanter leurs propres méthodes dans une surenchère argumentaire.

L'essentiel étant finalement d'être soi-même à l'aise dans sa propre pensée car elle est notre véritable habitat, notre seul véhicule et notre ultime réconfort...
 
 
 

5 décembre 2015

Introversion



En cette époque si foisonnante en innovations mirifiques et où la connectivité nous tient désormais lieu de cordon ombilical, voire de lien secret avec d'invisibles et puissants maîtres, nous aurions tout intérêt à plonger plus souvent dans notre for intérieur.
 
Certes, nous n'en avons plus guère l'habitude ni le temps puisque tous nos instants libres sont régulièrement mobilisés par ces innombrables et fumeuses activités relevant d'un "réseau social", et qui seules semblent aujourd'hui garantes d'une véritable ouverture sur autrui et sur le monde. Ordinateurs et téléphones portables sont les précieux sésames qui nous donnent l'illusion du libre accès au savoir infini de nos nouveaux maîtres à penser, Google et Wikipedia. Avec eux fini l'ennui, les mortels après-midi du dimanche à bailler devant la télévision. Un petit clic distrait et on est parti pour des heures de découvertes fantastiques. On saute d'une thématique à l'autre, tel un ours polaire bondissant de bout de glacier en glaçon. C'est tellement vivifiant, on a enfin le sentiment intense d'exister...

Dans un tel contexte d'extraversion, certains fanatiques de la connexion vont jusqu'à présenter des symptômes aigus de claustrophobie lorsque sonne l'heure de passer sous la douche et de se séparer de leur smartphone. Pour améliorer leur confort mental, il leur sera avantageusement prescrit de se munir d'un walkman imperméable, afin qu'un peu de musique délassante puisse leur permettre de passer sous le jet sans trop angoisser jusqu'au prochain snif connectif.

Et pourtant un peu de recul, un petit devoir d'analyse qu'on s'offrirait à soi-même pourraient ouvrir de bien étranges perspectives sur cette forme de lobotomisation ludique qui nous est comme imposée de l'extérieur. Par exemple, on pourrait accorder quelques instants de réflexion aux changements exogènes et endogènes entraînés par un connectivisme généralisé. Et ceux-ci seraient-ils susceptibles de nous conduire à une forme inédite de collectivisme, voire à une dictature ?

Voilà sans doute quelques pistes de méditation fort passionnantes...



Illustration :

The Chalk Guy



 

17 octobre 2015

Promontoires




Le goût de la philosophie permet à l'esprit d'étendre à l'infini ses domaines d'exploration, avec pour seules limites celles de l'imagination. Car la philosophie, de même que sa concurrente la poésie, sont de grandes consolations dans les aléas existentiels que nous avons tous à traverser.
 
C'est donc en parfait touriste que le métaphysicien, fût-il amateur, peut se promener de par le monde et jeter son regard curieux sur les phénomènes les plus divers. Rien ne lui interdit en outre de les associer ou de les dissocier à sa guise, ni de les extrapoler. Comme instruments de travail il n'a besoin que de sa pensée et de son inventivité, ainsi que d'un peu de persévérance s'il veut arriver à tirer quelques conclusions raisonnables de ses cogitations.

Contrairement à la science qui entend bien se focaliser sur l'objet précis de son étude, la philosophie se doit de diversifier ses approches et de multiplier ses panoramas. La pensée philosophique est en réalité le moyen le plus sûr pour franchir le miroir du temps et de l'espace, qui ne sont que des barrières imaginaires mises en place par la société pour discipliner les insoumissions et les errances. On a voulu faire croire que c'était une discipline élitiste et complexe, réservée à quelques initiés de haut vol. En réalité, tout le monde fait de la philosophie dans sa douche en pensant par exemple à des choses "en général", juste comme ça, rien de particulier.

Dans une époque où le lointain fait mine de se rapprocher dangereusement, où le moteur Google serait soi-disant devenu synonyme d'omniscience et où l'air du temps ferait lui-même partie de quelque programme invasif, il reste néanmoins de vastes zones de savoir inexploré ainsi que d'immenses chantiers intellectuels à entreprendre.

Aux audacieux qui se sentiraient quelque peu à l'étroit dans ce contexte prédictif et que ne rebutent ni la solitude ni l'originalité, les promontoires absolus de l'univers métaphysique s'ouvrent à vous !


 
 
 

22 septembre 2015

Considérations métaphysiques




On nous dit dans les oreillettes que le temps imparti se raréfie et que notre espace vital se rétrécit à vue d'œil...  on nous répète aussi que le lien social global passe par l'abandon des identités particulières ainsi que des traditions culturelles spécifiques. Ceci est évidemment un point de vue qui peut être défendu par un bon avocat pour le compte de quelque multinationale agressive.
 
Partant d'un point de vue philosophique ce genre de boniment ne trouve guère de prises pour s'accrocher. Car il consiste tout juste à dépouiller les esprits crédules de leurs derniers repères pour mieux les égarer et par la suite, les dominer.

En réalité et quand on y regarde de plus près, sur le plan métaphysique tout est calme et serein dans la plus extraordinaire diversité. Tout coule d'un plan à l'autre, d'une dimension à une autre, sans faire de vagues. Il suffit de s'asseoir et de réfléchir objectivement à ce qu'est notre situation dans ce monde, nous qui avons le privilège inouï de pouvoir jongler avec les galaxies, d'avoir accès à plusieurs dimensions, de pouvoir les comparer et les visiter une à une au gré de notre fantaisie. D'un bord à l'autre du monde nous pouvons voyager par la pensée, prédire aussi bien que réactiver d'anciennes thématiques. De même revisiter ou inventorier d'antiques civilisations et si cela ne suffisait pas, on peut toujours en inventer d'autres ici ou ailleurs dans l'univers. Ne dîtes jamais que ça n'existe pas, la science-fiction l'a déjà fait !

Par ailleurs, le monde n'est pas aussi fini qu'on veut bien nous le raconter. De fait il n'a jamais eu de limites ni de frontières, tout phénomène est extensible. Il suffit d'appréhender les mécanismes de la métamorphose quantique pour comprendre ce que la liberté veut dire...




Illustration :

Roger Dean






12 septembre 2015

Marée montante




Il y a des aubes dont il faudra garder le souvenir...

Nous sommes à présent dans l'attente d'une de ces grandes marées humaines dont l'histoire aime à se rappeler comme de points de rupture dans les civilisations, bien que l'on sache désormais que la chute de l'empire romain se déroula sur plusieurs siècles par l'avancée sporadique de peuplades diverses venues d'Asie Mineure. Ce qui étonne pourtant dans la situation actuelle c'est l'apparente impréparation dont font preuve les états européens, en même temps que naissent de légitimes soupçons de manipulation.

Les grandes migrations se font toujours d'est en ouest et le moins que l'on puisse dire dans le cas qui nous occupe, c'est que les forces de l'Otan ont appuyé avec beaucoup de zèle sur tout ce qui pouvait faire bouger les socles du fragile équilibre au Moyen-Orient.
 
Or, les sociétés vieillissantes et nombrilistes ne savent plus réagir avec efficacité face à l'urgence. Leur système de pensée volontiers schizophrène les porte à chérir tout ce qui concourt à leur perte. L'Occident moderne ne sait plus lire les leçons de l'histoire et s'interdit toute action curative dans une sorte de réflexe masochiste.

L'Allemagne et la France, antithèse historique, se retrouvent unies dans une pantomime dont la première serait le meneur et la seconde, le pitre. L'évidente réalité d'un flot incontrôlable de migrants est pieusement coiffée par l'attribution de "quotas obligatoires", dont on sait pourtant qu'ils seront outrepassés dans les faits avant la fin de la journée. Là où les politiques voient leurs intérêts à court terme, les populations autochtones sont partagées entre la bienveillance et la méfiance, mais toujours cantonnées dans le rôle de l'idiot utile n'ayant pas voix au chapitre.

On retiendra encore de l'opération d'enfumage qu'elle fut lancée par une campagne très professionnelle de "story telling" constructiviste, avec la photo d'un enfant noyé sur une plage turque pour faire pleurer dans les chaumières. On a cru comprendre par la suite que son père était lui-même un passeur et que syrien d'origine, il résidait en Turquie depuis trois ans déjà.

Au passage de l'Histoire, on n'est pas toujours installé sur le balcon. Mais c'est bien au parterre que les places seront rares et précieuses...


 

29 août 2015

La saison des cerfs-volants


Le mois d'août est particulièrement propice au lancement de chimères expérimentales de même qu'à l'élaboration studieuse des nouvelles phases de manipulation de grande envergure qui sauront occuper l'espace médiatique à la première opportunité.

Traditionnellement, le public est occupé à entretenir son bronzage et à jouir sans complexe d'un sentiment trompeur de vacances infinies. L'horizon s'arrête juste avant la rentrée fatidique et c'est très bien ainsi...

C'est donc dans un état proche de l'hypnose que l'aoûtien de base voit passer l'annonce d'attentats qui n'ont pas vraiment eu lieu ou de pseudo krachs boursiers qui tenaient en réalité plus de l'ajustement technique avisé que de la débâcle monétaire. Pour le moment personne ne trouve à y redire. Nul ne semble s'aviser du fait que ces annonces sensationnelles ne sont en fin de compte que de la poudre aux yeux, des leurres cherchant à tester le degré de réactivité du citoyen lambda.

Grâce à cette nouvelle circularité non linéaire qu'implique la pratique quasi généralisée du web, on a maintenant la preuve flagrante et en temps réel de ce qu'est une mise à feu dans le domaine de l'information, pour le plus grand plaisir des esprits paranoïaques qui n'en demandaient pas tant. Nul doute qu'à l'avenir les petites bombes virales lâchées sur le net provoqueront plus de vagues qu'une banale opération kamikaze ne saurait le faire.

Par ailleurs et pour être tout à fait honnête, la servitude de la connexion nous offre cependant un certain nombre de compensations. En particulier, cette forme assez ludique de télépathie, puissante faculté que la nature s'obstinait jusqu'ici à refuser à la plupart d'entre nous...





Illustration :

"Waiting for the fish bus"
par Sylphiemetallium


 

15 août 2015

Disgressions métalinguistiques


Il y a les partitions qu'on se rejoue, les phrases, les mots convenus et les expressions à la mode. Tout un réseau linguistique finement tissé qui nous laisse croire que nous nous adonnons à d'intenses activités intellectuelles.


Or, l'intellect ne se situe nullement dans ces prolégomènes mondains mais bien plutôt dans l'intervalle qui les sépare. Le sens des choses est précisément dans l'espace intermédiaire, dans le lien que fait l'esprit entre les choses. Les mots, les notes ou les mimiques ne sont que des indices, le sens est à décrypter en roue libre.
 
Et quand je dis roue libre, je dis qu'il y a des esprits plus ou moins doués pour l'interprétation des signes et des paroles. Il y en a même certains qui en rajoutent tellement, qui en font des tonnes à tel point qu'on peut raisonnablement en déduire que leur véritable vocation est d'être un magicien, à savoir un créateur de réalités. On en trouve d'autres encore qui écrivent des romans, mais qui ne sont pas innocents pour autant.
 
Il y a aussi les paranos, les grands imaginatifs. Ceux qui voient des choses même là où apparemment il n'y en pas. Ce sont eux les plus dangereux car ils sont capables de vous mettre le feu à la baraque, de briser votre ménage pour toujours en cinq minutes ou de vous embarquer pour soi-disant aller visiter la lune.
 
Et puis il y a le fameux Jazzman, ce mystérieux personnage qui hante les meilleurs blogs et peut-être certains autres aussi. Il n'intervient que rarement sur le terrain des débats, mais on peut sentir sa présence comme une aile qui vous frôle. Et quand il daigne s'arrêter pour un commentaire, c'est ... ouf, presque un instant sacré. Le cœur s'arrête de battre, vous tremblez et ne dîtes que des bêtises, vous avez peur de le décevoir...
 
Un conseil, soyez vous-même et n'essayez pas de forcer son estime. S'il y a lieu, il viendra le moment venu s'asseoir encore sous votre tente pour tenter d'éclaircir avec vous certain point resté litigieux dans une quelconque dispute faussement réputée apocryphe.