12 juillet 2018

Convalescence




Il est étrange d'avoir l'impression d'avoir accompli un grand voyage en terrain miné et d'en être fort heureusement ressorti vivant…



Tout débute par un incident anormal, rapidement suivi par la prise de conscience de la gravité de la situation. L'appel d'une ambulance ne traîne pas, puis tout s'enchaîne rapidement comme lors d'un voyage. Il n'est plus temps de reculer…


Passons sur le séjour tout à la fois pénible et confortable dans un excellent hôpital portant de surcroît le nom poétique d'Hôpital des Trois-Chênes.  S'enchaînent les longues journées passées à attendre les soins divers et surtout les repas qui sont les seules distractions sérieuses reliant le patient au monde et lui procurant un certain goût de vivre.

Une fois cette épreuve passée, le reste ne sera plus que surprises et redécouvertes. Le monde que nous considérions d'un oeil blasé nous paraît soudain rempli de centres d'intérêt plus attractifs les uns que les autres. Se retrouver chez soi, pouvoir à nouveau s'asseoir sur sa terrasse nous semble soudain un privilège délicieux. Tout nous émerveille et nous enchante, nous goûtons les petits plaisirs de la vie avec une gourmandise renouvelée. L'après-midi nous cédons à la tentation du chocolat noir et le soir, avec le dîner, nous n'hésiterons pas à déguster une bonne bière brune de fabrication artisanale.

Un rien nous enchante et les petits plaisirs de la vie reprennent cette saveur particulière qu'ils avaient perdus depuis belle lurette. Un petit voyage aux limites nous rappelle notre condition d'être fragile et (peut-être) mortel. Sachons donc nous en souvenir et méditer plus souvent sur cette pure merveille, ce miracle incroyable qu'est la vie...