1 septembre 2018

Mystérieux ministère









Ce lundi, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique a dénoncé les lobbies qui militent dans les cercles du pouvoir, et en particulier ceux des chasseurs. Ce n'est qu'à la lecture de la lettre de démission de Nicolas Hulot que les Français, médusés, ont soudain pris conscience qu'ils avaient un ministre… de quoi, au fait ?

Ecologie, nous dit-on. Serait-ce donc une sorte de ministère de la nature ?


"Après avoir refusé le ministère de l'Écologie successivement proposé par les présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande, il accepte en 2017 d'être nommé ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, au sein des gouvernements Philippe I et II, sous la présidence d'Emmanuel Macron. Il annonce sa démission du gouvernement l’année suivante."


En réalité, il faut bien reconnaître que cette fonction est en grande partie honorifique et qu'elle a pour but principal de rassurer ceux, et leur nombre va croissant, que les diverses expériences de l'industrie, ainsi que ce qu'il est convenu d'appeler "accidents industriels" pourraient bien inquiéter…

Le fait de mandater un Ministre de l'Ecologie représente donc pour un gouvernement moderne un requisit incontournable. Encore faut-il qu'il soit crédible. Or, la personnalité de Nicolas Hulot pouvait d'emblée être sujette à de nombreuses interrogations, liées notamment à ses diverses activités commerciales, représentées per exemple sur le marché par sa propre marque Ushuaia. On n'aurait d'ailleurs pas eu tort de voir là sinon une sévère contradiction, du moins un tempérament plutôt  "business friendly", ce qui pour un écologiste pourrait à bon droit paraître suspect.

Or, il semble que pour représenter de manière objective la protection de la nature, la préservation des eaux et des sols ainsi que le respect du vivant dans son milieu, il vaut sans doute mieux éviter de choisir d'emblée un angle biaisé tel qu'un intérêt particulier ou encore un point de vue spécifique lié au commerce. En effet, l'écologie est un sujet global concernant les nombreuses strates de la nature qui interagissent entre elles, parfois selon des schémas extrêmement complexes. Il n'est donc pas question de les dissocier artificiellement ou d'en édulcorer l'influence.

On chuchote par ailleurs dans les rédactions que Daniel Cohn-Bendit pourrait être sur les rangs pour remplacer Hulot.
Affaire à suivre, donc...


4 commentaires:

Fredi M. a dit…

L'écologie tout le monde en parle mais personne ne s'en occupe sérieusement. C'est tout un système économique qu'il faudrait remettre en cause pour obtenir de vrais résultats et ça personne ne le veut.
Hulot a sans doute été un peu naïf en imaginant qu'il pourrait changé les choses de l'intérieur, mais sans doute était-il sincère.
En attendant nos oiseaux et nos abeilles meurent dans les campagnes (comme nos agriculteurs), et la malbouffe se porte comme un charme.

Barbara Schreyer a dit…

Oui, c'est vraiment un crève-coeur. Je pense aux familles modestes qui ont des enfants et qui ne peuvent s'offrir le luxe de choisir les meilleurs produits…
Personnellement, j'ai la chance de pouvoir m'offrir des produits bio, ce dont je ne me prive pas, bien que je sache qu'il ne s'agit parfois que d'un leurre commercial.

Pheldge a dit…

il me semblait que des études récentes montraient que le bio n'apportait aucune amélioration notable, par rapport à l'alimentation classique ... il me faudrait retrouver le lien.

Barbara Schreyer a dit…

Oui, ça pourrait être intéressant si c'est sérieux. Par contre, si c'est juste une affaire de feeling personnel c'est primordial sur le plan subjectif mais pas démontrable objectivement !