29 juillet 2018

Inspirations diagonales







Dans le grand désert flou de l'été qui dispose insidieusement l'esprit à une certaine paresse, il s'agit néanmoins de rester vigilant et de ne pas perdre le nord.


En effet, en dépit des prises de parole épisodiques que les autorités politiques ainsi que les pseudo-éminences culturelles se plaisent à distribuer au gré de leurs intérêts particuliers et bien souvent contradictoires, il règne pourtant un curieux flou artistique sur des incidents qui gagneraient au contraire à leur mise sur la place publique.

Le décryptage en est rendu d'autant plus malaisé pour le simple citoyen que ces enjeux sociétaux relèvent de domaines généralement assez vagues et mal définis, s'agissant principalement de psychologie appliquée et de sociologie.

Et comme si cela ne suffisait pas pour perturber la quiétude estivale, on apprend qu'en cette période de vacances les trains ne circulent en France qu'à cinquante pour cent en raison de pannes de courant dont on ne connaît pas encore la cause… Bref, tous ces embarras concourent méchamment à perturber cette période pourtant idéalement située dans le grand vague, quelque part entre juillet et août.

L'honnêteté oblige néanmoins à reconnaître que pour compenser ces petits tracas domestiques, il nous fût donné d'assister à un spectacle d'une grande intensité poétique qui ne se reproduira pas avant un siècle. Pourtant même les nuages semblaient s'être mis de la partie pour nous empêcher d'admirer cette éclipse de lune séculaire.

Mais la beauté triompha et pendant près d'une heure nous avons pu assister à ce spectacle saisissant de la lune pleine et d'un rouge profond qui paradait souverainement dans le ciel, escortée au sud par la planète Mars.






La Lune au plus près de la Terre et pleine de son éclat pourpre.


La plus longue éclipse totale du 21ème siècle.
La phase dite de totalité aura duré 1h 43.