7 mars 2017

Remue-ménage à l'Elysée - épisode 1 -



 
 
Nous voici donc conviés à la traditionnelle exploration quinquennale de la machinerie électorale, avec possible révélation de quelques uns de ses puissants rouages...
 
Et d'entrée de jeu l'affaire se corse chez les Républicains avant même l'arrêt définitif du choix des candidatures. Tout se met en place pour une saison très haute en couleurs avec coups bas en provenance du domaine de la presse et autres coups tordus de la part des petits camarades de parti.
 
Ici c'est donc François Fillon qui, sortant vainqueur des urnes primaires, sera chargé de représenter la droite et le centre à l'élection présidentielle. Toutefois, c'était sans compter quelques ombres au tableau, des affaires judiciaires ayant été très opportunément semées sur sa route par le Canard Enchaîné en ouvrant le dossier des emplois d'assistants parlementaires présumés fictifs de l'épouse et des enfants Fillon.

Dès lors, quand le marquis de Villepin monte au micro pour dénoncer le candidat-président François Fillon et l'accuser de faire le jeu du Front National, le ton est donné... on veut tripatouiller les cartes. Et quand les membres du parti qui lui ont pourtant donné leur voix lors de la primaire commencent à déserter plus vite que la marée qui se retire et d'autres encore qui lui tournent le dos à l'instar de rats fuyant un navire qui prend l'eau, on sent bien que le candidat a désormais du petit plomb dans l'aile. Malgré tout il résiste, presque seul contre tous, insensible aux critiques des uns et aux quolibets des autres. Mais il vrai que l'impétrant vient d'un autre temps et d'un autre monde, petit châtelain de province austère et catholique pratiquant.

Pour autant, il a deux qualités premières : la volonté et la maîtrise de la parole. Il possède en effet tout l'attirail du grand orateur, sourcils broussailleux qui soulignent la respectabilité du personnage, voix chaude et bien posée, diction enveloppante voire hypnotique...

Dimanche 5 mars, il prononce le discours du Trocadéro alors même qu'il est de plus en plus isolé et que ses soutiens le lâchent. La pluie est de la partie mais plus de cent mille personnes sont là pour l'applaudir. Fillon se sent toujours légitime et c'est désormais avec un staff réduit à la portion congrue qu'il doit continuer à se battre. Ses discours sont désormais plus ramassés mais toujours aussi porteurs.

Dans l'après-midi du lundi 6 mars François Fillon se rend chez l'ancien président Nicolas Sarkozy, comme on va chez sa voyante pour se faire tirer le tarot...

Et nous sommes désormais en mesure de révéler qu'il s'est vu adjoindre par l'Ex deux anges gardiens parmi les meilleurs officiers, de ceux dont le nom est appelé à s'inscrire dans les livres d'histoire, à savoir François Baroin et Laurent Wauquiez.

... à suivre




Illustration :

Vladimir Kush
 

6 commentaires:

Anonyme a dit…


filloniste et helvète, Lady B ?

Barbara Schreyer a dit…

Cela est d'autant moins incompatible que mon fillonisme est plus psychologique que de nature strictement politique...

Dame Ginette a dit…

Pour les anges gardiens, j'espère que c'est de l'humour...
Fillon est-il de droite ?
Si oui, il n'a rien à faire avec Baroin qui va et vient en fonction des opportunités qui s'offrent à lui.
Quant à Wauquiez, je ne sais pas...

Barbara Schreyer a dit…

Je pense que Sarkozy l'a mandaté pour assister Fillon dans cette phase cruciale de reconquête du terrain.
Pour une opération spéciale en quelque sorte...

Fredi M. a dit…


Il est bien élégant votre blog

Barbara Schreyer a dit…

Cher Fredi,

Merci, vous me faites beaucoup d'honneur !