16 mars 2017

La traversée du désert





 
Nous allons vérifier que le chemin vers l'Elysée est en réalité une sorte de parcours initiatique qui doit nécessairement passer par des phases d'intensité et de nature diverses.
 
Et comme dans les contes de fées, il est fort à parier que le héros de l'histoire ne sera pas celui à qui tout semblait réussir pendant la campagne et dont les media avaient fait leur petit protégé avec un sens de l'à-propos un peu trop voyant... Car après l'excitation des primaires et les inévitables bains de foule pour séduire un large public, voici venir le temps de l'austérité médiatique jusqu'au 23 avril, date du premier tour de l'élection présidentielle.
 
Les candidats se sont maintenant repliés sur leur cabinet restreint et ne font plus de discours qu'en des lieux définis comme hautement stratégiques. Ils semblent perdus pour les media puisque les écrans de télévision ne renvoient plus leur image en continu. Et il convient d'admettre en toute honnêteté que ce phénomène laisse un certain sentiment de vide. Quelque chose comme le blues du désert.
 
Evidemment le chouchou de certains lobbies bien placés, à savoir le petit Macron, arrive pourtant à passer entre les gouttes et on voit toujours ici ou là son aimable minois. Hier encore sur la chaîne TV d'un de ses richissimes protecteurs, on le voyait en 2016 sur les marches de l'Elysée avec une petite barbe de trois jours très étudiée.
 
En bruit de fond on entend aussi la Valkyrie Le Pen et son loup qui se préparent à la guerre en affûtant les glaives...
 
Mais Fillon le Preux continue imperturbablement sa marche en solitaire, cerné de toutes part par des meutes de journalistes tournicotant nerveusement dans ses parages comme des coyotes à l'affût. Seul Mélenchon qui se rit ouvertement du système a eu l'audace de monter sa propre chaîne de télé ce qui est, il faut bien le reconnaître, non seulement une idée de génie mais aussi le comble de l'insolence !
 
Suivons donc encore un peu par la pensée ces impétrants qui piétinent sous un soleil de plomb pour atteindre leur oasis élyséenne...
 
 
 
 
 
Illustration :
 
Vladimir Kush
 
 





3 commentaires:

Fredi M. a dit…

Sympa l'arbre de l'illustration ! :)

Barbara Schreyer a dit…

Oui, j'adore cet illustrateur, Vladimir Kusk.
Il fait des trucs incroyables avec une grande sensibilité, ça m'inspire beaucoup !
Malheureusement, j'aurai bientôt épuisé le stock de ses œuvres qui me plaisent et qui apportaient leur délicieux cachet à certains de mes articles...

Barbara Schreyer a dit…

erratum : Vladimir Kush !