7 mars 2018

Le cas des giboulées de mars

 



Nous nous attarderons aujourd'hui sur ce phénomène qui déclenche en nous des émotions variées et souvent contrastées. Après les longs épisodes passés à traîner de la savate autour du poste amiral, à savoir le fauteuil confortable avec vue panoramique sur la télé et ordinateur plat à portée de la main, nous daignons jeter un œil circonspect sur ce que le nature veut bien nous offrir, passé le rideau protecteur de nos grands cèdres de l'Atlas...

Et pour parler franchement le spectacle qui s'offre à nous n'a rien de réjouissant : quelques rayons de soleil font office de leurre, bien vite démenti par une ondée assez violente pour nettoyer à peu de frais tous les trottoirs de la ville. Des bourrasques de vent s'évertuent à tester l'élasticité des arbres (pour un humain on dirait la souplesse, mais étant donné qu'il s'agit du règne végétal on fait ici référence à la faculté naturelle de plier sans se briser).

Après un court instant de soleil aveuglant et agressif, retour au ciel plombé qui est devenu notre décor habituel tout au long de ces mois d'hiver. Quel que soit notre âge, nous ne serons jamais vraiment habitués à ces changements de saison car si leur date est prévisible, leur forme est toujours une surprise. De même dans les pays tropicaux avec la saison des pluies ou le phénomène de la mousson, ce qu'il y a de bien c'est qu'on ne s'ennuie jamais.

Il y a là une foule de questions philosophiques à brasser pour celui qui possède le don de l'observation, à l'instar de ces vieillards tranquillement accoudés à leur fenêtre et qui regardent le lointain en contemplant le proche...




13 commentaires:

Fredi M. a dit…

qui regardent le lointain en contemplant le proche...

Jolie formule !
Qui mériterait bien une aussi longue attente...

Barbara Schreyer a dit…

Merci, vous êtes un merveilleux lecteur : rapide et bienveillant...

jazzman a dit…

Les giboulées de mars...et vous comptez tenir un bon mois avec ça ?
Notez que ça pourrait être une nouvelle mode : les blogs homéopathiques.

jazzman a dit…

Quel que soit notre âge, pas quelque soit notre âge.
Quoique cela puisse passer pour une licence poétique, à vous de voir, mais l'homéopathie poétique, ça devient vraiment tiré par le cheveu...

Barbara Schreyer a dit…

Merci, vous avez l'oeil de l'aigle !
Je vais corriger ça dès que j'aurai fini mon café.

Fredi M. a dit…

Tandis qu'à leurs oeuvres perverses
Les hommes courent haletants,
Mars qui rit, malgré les averses,
Prépare en secret le printemps.

Barbara Schreyer a dit…

C'est ravissant, merci pour ce beau petit poème !

Fredi M. a dit…

Remerciez Théophile Gautier.

Fredi M. a dit…

N'auront pas duré bien longtemps ces giboulées de mars...
Le général hiver est de retour !

Barbara Schreyer a dit…

Ah ! vous êtes fin climatologue... vous avez compris pourquoi j'hiberne !

Fredi M. a dit…

Tiens...
En Syrie ils ont eu des giboulées de mars en avril...

Barbara Schreyer a dit…

Merci Fredi, ça fait des jours et des jours que je me ronge pour trouver un titre à la hauteur de mon manque d'idées !
Il faut dire que face à la catapulte blogueuse que vous êtes, nous sommes tous des paresseux...

jazzman a dit…

Voilà une idée :
Au point Ground Zero d'une explosion atomique la température devrait atteindre des centaines de milliers de degrés.
Les fers à béton que l'on voit sur cette photo devraient être une flaque de métal.
https://en.wikipedia.org/wiki/File:Trinity_Test_-_Oppenheimer_and_Groves_at_Ground_Zero_002.jpg
Cette image montre qu'Oppenheimer est un psychopathe trop content de se faire prendre en photo pour réaliser que la vision de fers à béton simplement tordus contredit la puissance dévastatrice de sa supposée explosion atomique de 20 kT.
Les chassés-croisés ridicules que l'on observe actuellement sur la scène internationale ne s'expliqueraient-ils pas mieux en admettant que la bombe atomique n'est qu'un bobard de plus ?
Pourquoi trouve-t-on cette photo sur wikipédé ?
Est-ce pour mesurer la stupidité des internautes ?