22 novembre 2016

Le retour aux valeurs sûres



Il n'aura échappé à personne que le résultat des dernières élections américaines semble devoir donner un sérieux coup de frein à l'emballement d'un mondialisme débridé, tel que conçu par une caste de notables hors sol. Les classes moyennes laissées au bord de la route et commençant à sentir qu'on se moquait un peu d'elles décidèrent en fin de compte de prendre leur revanche en élisant Donald Trump.

En France, où le peuple s'apprête aussi à élire un nouveau président, les premiers indices montrent de même que les électeurs ne sont plus aussi enclins à prendre les vessies pour des lanternes et qu'il faudra désormais compter avec un certain scepticisme désabusé. Ici aussi les élites mondialisées se sont octroyé tous les droits, y-compris celui de réorienter les manuels scolaires dans le sens de leurs fumeuses théories. Le président socialiste était trop assidu à satisfaire ses menus plaisirs pour entendre les inquiétudes qui s'exprimaient alors. Trop occupé aussi pendant les soixante heures qu'il passa à disserter avec deux journalistes autour de dîners fins, trop vaniteux sans doute pour ne pas avoir anticipé le scandale qu'allait causer la publication de leur livre.
 
Bref, il semblerait que l'heure soit désormais au repli sur soi, de même qu'à une certaine austérité de bon aloi. Et c'est précisément dans cette configuration que surgit celui qui pourrait bien être l'homme de la situation, sobre et efficace. François Fillon a en effet le profil idéal pour devenir le nouveau président français, puisqu'il séduit déjà bien au-delà de son propre camp. Premier ministre stoïque de Nicolas Sarkozy pendant les cinq ans de son mandat, pilote de course à ses heures de loisir, des nerfs d'acier et un tempérament plutôt flegmatique, c'est aussi un homme d'une grande rigueur. L'apparition sur le devant de la scène politique de ce patricien sarthois élevé chez les Jésuites semble indiquer qu'un nouveau tournant se dessine dans le champ de l'histoire et tout laisse à penser qu'on entendra désormais des notes plus classiques résonner dans les salons feutrés.

Repli stratégique d'abord et méditation sur l'état des lieux. Remettre l'église au milieu du village (n'en déplaise aux toujours mondialistes juppéistes) et ne plus craindre d'explorer ses propres ressources laissées trop longtemps en jachère. Réapprendre à restaurer ses forces intérieures sans craindre les assauts d'un réel toujours sujet à caution...



Illustration :

Vladimir Kush


 

2 commentaires:

Anonyme a dit…

Ah la mondialiation version arbolito !

La phrase commençant par "Le patricien..." ce n'est pas du français même si tu vas certainement me dire que c'est une figure de style.

Copyright sam player

Barbara Schreyer a dit…

Merci Sam, j'ai pris bonne note.
En effet cette phrase est un peu tarabiscotée et je vais donc réfléchir au moyen de la rendre plus sexy !