26 avril 2016

Penser en dehors des modèles


Dans une civilisation complexe et mondialisée, il devient parfois problématique de garder un peu de fraîcheur mentale en abordant certains thèmes, sans être aussitôt piégé par quelque apriori inconscient.

Nous sommes tous conduits par notre éducation et nos habitudes à répéter certains schémas de pensée de manière quasi automatique, cela est maintenant bien connu. Du moment que ces circuits sont parfaitement opérationnels et ne nous causent aucun dommage avéré, tout semble aller pour le mieux.

Mais ce processus invasif ne fait que s'amplifier à l'ère d'Internet. Nos habitudes de surf, nos sites favoris, l'adoption de nouveaux termes lexicaux façonnent dans notre esprit de nouveaux paysages cognitifs dont il sera essentiel pour nous de prendre conscience. Il faut en effet faire l'expérience de s'arrêter inopinément dans le déroulement autonome de nos pensées pour se rendre compte à quel point elles sont biaisées par des nouveaux schémas, artificiellement induits par les sémantiques virtuelles auxquelles nous avons quotidiennement à faire face.
 
Les terminologies branchées, les expressions à la mode cachent parfois tout un arrière-plan de structures cognitives qui ne demandent qu'à s'implanter dans nos cerveaux sans demander notre permission. Généralement, il n'y a pas là matière à s'alarmer en ce qui concerne les adultes, bien qu'il ne soit jamais agréable de découvrir qu'on est l'objet d'une manipulation.
 
Sans aller jusqu'à plébisciter cet adage populaire dont l'auteur pourrait être un certain Alzheimer et qui prétend que "la culture est ce qui reste quand on a tout oublié", nous  prescrivons néanmoins une élimination régulière et sans pitié des programmes parasites.  C'est pourquoi nous pratiquons quant à nous assez volontiers l'introspection afin de nous débarrasser des éventuels formatages psychologiques qu'on voudrait nous imposer.

De sorte que dans ce domaine aussi notre mot d'ordre favori restera :
 
"no limits, no models !"
 

14 commentaires:

Zer a dit…

D'accord ! Alors pour bien casser les mythes et les a priori, cessons d'abord de croire en la démocratie, directe ou pas.

Barbara Schreyer a dit…

Difficile comme challenge, d'autant plus que les modes de substitution disponibles ne sont guère folichons : ploutocratie ? aristocratie ?

Zer a dit…

anarchie - mais la seule viable : anarcho-capitalisme

Barbara Schreyer a dit…

Il me semble que cette solution fait un peu retour vers le passé.
La loi du Far-West, qui est la loi du plus fort c'est bien quand il y a beaucoup de nouveaux territoires à conquérir, mais dans un espace clos où l'homo sapiens se conduit en prédateur, un brin d'organisation n'est pas superflu !

jazzman a dit…

Je vous réponds ici que oui, j'aimais bien Le Prisonnier.
Vous avez peut-être vu que je viens de me faire bannir définitivement de chez Goux. Il faut dire que je marchais dangereusement sur le fil du rasoir ces derniers temps.
Les juifs sont assez nerveux, à cause de la candidature de Trump justement. Mais le commentaire qui a fait déborder la coupe concernait la fable On a marché sur la Lune en pyjama blanc.
Je sais depuis longtemps que prétendre que la conquête spatiale est une fable est considéré comme antisémite, ce qui est assez comique...
Je vous mets le commentaire, si vous n'avez pas peur de regarder une vidéo sulfureuse qui est assz intéressante :
La grande illusion

On peut sauter les 12 premières minutes qui sont de l'auto-promotion et la fin avec l'hypothèse de la terre plate, manifestement là pour que le spectateur vienne voir la suite.
L'auteur n'est pas un aigle scientifique, mais il pose quelques bonnes questions avec un angle de vue original.
- Pourquoi n'a-t-on pas équipé un de nos satellites GPS géostationnaires d'une WEB cam au succès garanti sur facture ? (à 39')
- Comment les occupants supposés de l'ISS peuvent-ils s'amuser comme des fous, alors qu'ils sont censés risquer leur vie ? La comparaison avec un sous-marin est excellente.
- Que fait la NASA sur une île canadienne qui ressemble au décor martien ?

Zer a dit…

La loi du plus fort est bien le mode opératoire d'un système gouvernemental, notamment démocratique.
L'anarchie, c'est le contraire, par le biais du principe de non-agression. Ce n'est pas l'anomie, ni l'usage de la force.

Zer a dit…

PS: selon la formule consacrée, l'anarchie, c'est l'ordre sans le régulateur. L'organisme à la place de l'organisation.
Si vous êtes fidèle à votre mot d'ordre favori "no limits, no models !", explorez le sujet de l'anarcho-capitalisme (liste d'auteurs sur la page citée ci-dessus), aux antipodes des modèles agréés actuellement.

Barbara Schreyer a dit…

@ Jazzman, 1er mai, 20:38
Vous êtes le bienvenu ici. J'apprécie que vous m'apportiez de vos nouvelles, je trouve déplorable cette manie qu'a D. Goux de faire sauter les commentaires et les vôtres en particulier. Cela ne fait que démontrer la faiblesse de sa position et/ou de son argumentation. A qui veut-il plaire en agissant de la sorte, à Elie Arié, qui à son âge en a vu bien d'autres, certainement pas.
J'ai noté qu'à chaque fois qu'il vous bannit, vous y revenez quelques mois plus tard. Vous lui êtes donc en quelque sorte indispensable...
Je n'ai pas encore eu le temps de voir votre vidéo, mais je sens d'ores et déjà que je vais apprécier !

jazzman a dit…

Je voulais simplement vous dire pourquoi vous ne me verrez plus chez Goux. Il n'est pas si sévère que vous le dites et plutôt tolérant pour un sioniste, mais justement j'en ai un peu assez de devoir m'auto-censurer sans arrêt pour rester dans les limites autorisées.
Il ne veut pas plaire à quelqu'un en particulier, c'est un problème de consignes communautaires et peut-être que l'insuccès de son roman l'a rendu plus grognon qu'il ne veut bien le dire.

Barbara Schreyer a dit…

Toujours est-il qu'il semble avoir de temps à autre une certaine faculté de prescience, ou du moins le titre de son article était-il auto-réalisateur...

jazzman a dit…

Bien sûr, il a des facultés surnaturelles, comme tous les youpins.
J'ai lu votre remarque débile chez H16, à propos du bitcoin. Vous vous fatiguez pour rien, le bavardage ne m'intéresse pas.

Barbara Schreyer a dit…

Plaisir de vous annoncer que la route est libre, Mildred ayant plaidé la fin de votre bannissement !

jazzman a dit…

Merci, je l'avais vu et dans un billet à la gloire des voyages spatiaux alors que j'avais été banni pour avoir reparlé du bobard lunaire...
Pour l'instant je vais continuer à bouder.

Barbara Schreyer a dit…

Pas trop longtemps, j'espère !