15 juin 2015

La nasse des hypertextes

 

Aurons-nous eu raison de continuer à rêver, à théoriser et à inventer ?
De ne jamais nous satisfaire de ces portions congrues ni des versions préalablement expurgées qu'on nous propose à l'intersection des cheminements algorithmiques. Décidément ne pas nous résoudre à foncer tête baissée dans ces pièges néologiques...
 
 
 
 
Si le monde de demain devait se distribuer en damiers grillagés sous la férule d'un web omniprésent et nous assigner une place aussi définie qu'une cellule de moine, nous n'aurions probablement que la pensée privée comme seul espace d'autonomie.
 
A l'évidence, il n'est plus tout à fait du ressort de la science-fiction que d'envisager Internet comme le vecteur possible d'une mainmise globale sur la société. Internet dont les couveuses virtuelles commencent déjà à produire leurs effets : on voit poindre une nouvelle génération de technocrates nés hors-sol, modelée pour répondre à de nouveaux critères culturels et économiques. Des petits soldats décomplexés, habiles à recycler les anciennes données et à les déguiser sous un nouveau manteau. Les missionnaires chargés de répandre "urbi et orbi" cette nouvelle culture apatride et prétendument ludique (jusqu'à quand ?) qui mélange allégrement toutes les spécificités dans une joyeuse world food party. Plus de comptes à rendre à quiconque, plus de droits d'auteur, plus de références stables : on mélange le tout et on brasse bien !
 
Et c'est tous les jours que l'on peut constater, non sans quelque effarement, que les anciennes normes et valeurs sont jetées par-dessus bord, sans que rien de précis ne soit proposé en échange, sinon une bouillie culturelle peu appétissante. Ainsi, les bibliothèques se sont fait la malle, oups! pardon, se sont faites immatérielles, l'improbable Wikipédia prétend déjà remplacer à lui tout seul les encyclopédies, alors que les références bibliographiques deviennent des mythes quasi inatteignables.

Et combien pathétiques ces bouteilles à la mer qui dérivent sur les flancs de la baleine. Ces futures runes, ces milliers de blogs et de sites mis en orbite en attendant les archéologues du futur qui viendront déchiffrer les hiéroglyphes d'une civilisation disparue ...
 

29 commentaires:

jazzman a dit…

Toujours pas de commentaires...c'est louche.
C'est assez normal, vous parlez des aspects négatifs d'internet, et ça a déjà été fait mille fois. Un peu comme ceux qui se plaignaient de la disparition des moines copistes lors du développement de l'imprimerie.
Vous devriez vous réjouir de tous les documents que vous pouvez maintenant consulter facilement.
Par exemple les originaux allemands des articles du plagiaire Einstein et ses sources françaises, anglaises...etc.
Par exemple les plans de l'ordinateur qui équipait (peut-être) Apollo XI lors de l'expédition On a marché sur la Lune en pyjama blanc. C'est à mourir de rire quand on s'y connaît.
Ah non, on ne trouve pas les plans du LEM ni ceux de la fusée Saturne V, ils se sont perdus, c'est trop bête...un stagiaire négligent à la NASA et voilà...
Et bien d'autres choses encore dont on n'aurait même pas osé rêver il y a 30 ans.

Barbara Schreyer a dit…

Tiens, Jazzman, c'est un plaisir et un honneur de vous voir dans mon modeste jardin.
Vos réflexions philosophiques sont toujours remplies de dédales et d'arrière-salles fort intéressants à visiter !

Barbara / Bonsaï

Barbara Schreyer a dit…

@ Jazzzman, toujours (pour)...

Il y a 30 ans, comme vous dîtes, on écrivait et on lisait encore de la science-fiction. Et de la bonne. Donc, internet c'est un peu comme un enfant trouvé qu'on aurait élevé nous-même.
A cette époque, Frank Herbert écrivait encore et n'avait pas été remplacé en loucédé par un associé et un de ses fils, qui ont discrédité à jamais l'œuvre du vieux.

jazzman a dit…

Je ne connaissais pas Frank Herbert, j'ai donc dû faire appel à Google, et maintenant je n'ai pas envie de connaître.
Ün coup dans l'eau comme on dit à la bataille navale.
Il me semble d'ailleurs que c'est plutôt du fantastique que de la SF et la littérature fantastique me gonfle fantastiquement...

Barbara Schreyer a dit…

Tout mon verbiage consistait à dire qu'internet apparaissait autrefois aussi mystérieux que la propulsion hypergalactique. Et que maintenant, on constate que c'est surtout business as usual.
Mais pour être juste, il y a aussi de fantastiques avantages, comme le fait de pouvoir papoter avec d'étranges inconnus qui nous semblent déjà familiers ...

jazzman a dit…

J'aurais peut-être dû vous dire que j'ai écrit mon premier programme en Fortran vers 1968 si ma mémoire est bonne. Alors pour les mystères d'internet, il faut que je fasse un sérieux effort pour imaginer ce que vous pouvez bien y trouver de mystérieux...
Comme je vous l'ai déjà dit, on ne vit pas dans le même monde.

Barbara Schreyer a dit…

En 68, j'avais 18 ans et j'avais déjà publié mon premier recueil de poèmes.
J'ai fait un peu de programmation ludique en Flash, à la faveur d'un cours de web design que j'ai suivi en 2000. Rien de sérieux, des petites animations que j'envoyais aux copains.
Mais le fait que vous écriviez des programmes et soyez néanmoins lecteur régulier d'un site hyper littéraire comme Didier Goux m'impressionne favorablement. De même que votre subtilité dans l'observation psychologique.
Quant aux "mystères" d'internet, je ne les vois pas dans sa construction mais dans son utilisation socio-culturelle.
Ne me prenez pas au premier degré, je suis toujours déjà dans les niveaux dérivés.

jazzman a dit…

Vous retombez toujours sur vos pattes, bravo.
Mes premiers poèmes n'ont pas été publiés, heureusement. C'est une période à laquelle je préfère ne pas penser. La découverte de la poésie et la puberté m'ont causé quelques problèmes.
Je situe ça vers 1966 en le reliant aux Elucubrations d'Antoine qui a lancé la mode des pastiches, du coup il faudrait que je situe plutôt mes débuts en programmation vers fin 1969 (année érotique d'après Gainsbourg).
Je ne qualifierais pas DG d'hyper littéraire, c'est d'ailleurs lui-même qui se qualifie d'écrivain en bâtiment, il essaie de ne pas trop se prendre au sérieux. Il a raison, on n'est jamais à l'abri d'un accident de chambranle.

Barbara Schreyer a dit…

Moi, je crois qu'il se voit en guru littéraire, pape d'une petite secte d'afficionados. Il m'a bien humiliée l'autre soir alors que j'essayais de vous défendre :
Jazzman 30 mai 2015 18:12
Personne n'a relevé Alors, elle est pas belle la vie ? titre de l'émission de Proust (et c'est ce soir en plus) pour faire plaisir au taulier qui aime bien qu'on l'y compare.
Didier Goux 30 mai 2015 19:32
Jazzman, vous avez bu : c'est mal.
Barbara Schreyer 30 mai 2015 19:54
Ah! les accords du Jazzman, mettant subtilement en valeur les oukases du Maître. Une sorte de prescience mélodique qui semble déjà annoncer la parole de l'infatigable orfèvre des mots...
Didier Goux 30 mai 2015 20:11
Madame Schreyer, serait-ce trop vous demander que de n'intervenir que quand vous avez réellement quelque chose à dire et que vous avez trouvé le moyen de le dire clairement ?

Non, mais vous voyez quelqu'un dire ça à la pythie de Delphes, par exemple ? Surtout qu'après ça on a l'intervention de votre copine

Mildred 31 mai 9:43
Aïe, aïe, aïe ! Ca sent le "claquage de museau" !

Bref, toute une histoire, on se demande qui avait picolé le plus dans l'affaire !

jazzman a dit…

Je ne crois pas qu'il se voie en gourou et il laisse souvent passer des commentaires assez méchants à son égard.
Il lui arrive d'être un peu cassant ou injuste (en fonction de son degré d'alcoolémie ou de son état de santé) mais cela arrive à tout le monde.
Dans le cas que vous citez, je crois que vous l'avez un peu énervé avec votre façon trop voyante de passer la brosse à reluire. Mais d'une manière générale il n'est pas rancunier.

Barbara Schreyer a dit…

Et vous même, tenez-vous un blog ?
M'interrogeant quelquefois à votre propos, je vous voyais un peu en Georges de la Fuly, qui avait une écriture intéressante. Je dis avais, car il vient de fermer l'accès public à son blog. Tant pis pour lui !

Puisque vous êtes mon premier commentateur d'envergure (en dehors de mon petit frère, 63 ans, qui faisait un petit effort au début et qui a vite abandonné !) auriez-vous un souhait concernant un thème qui pourrait être développé et débattu sur Seuil critique ?

jazzman a dit…

Si j'avais un blog, je le mettrais en lien dans mon pseudo.
Il me semble que ce n'est pas la première fois que Georges ferme son blog, ça dépend des médocs et de la posologie en cours...
J'apprécie modérément d'être comparé à un type qui aimait plus sa chienne que les Beatles. Il aurait deux ou trois choses intéressantes à dire si il voulait, mais il préfère parler de ses névroses, bon...
Quant à votre proposition de thèmes à développer et débattre entre adultes consentants, citoyens et éco-responsables, vous allez me dire que c'était pour rire et ça me soulagera d'un grand poids. Merci d'avance.

Barbara Schreyer a dit…

Etonnant.
Jeux d'ombres et de miroirs, attendez-vous donc à d'autres surprises en ce lieu secret que vous avez eu le génie de découvrir et l'intelligence de lire...

Barbara Schreyer a dit…

A propos des Beatles et sachant que vous êtes un psychologue attentif, que vous inspirent les interventions du pseudonyme Pheldge, chez Hashtable ?

jazzman a dit…

Je n'ai pas l'impression d'être un psychologue attentif, mais je mettrai cela sur le compte de votre manie de la brosse à reluire.
A première vue Pheldge ne m'inspire rien et je ne vois pas le rapport avec les Beatles. Donc vous seriez bien aimable de me donner un lien sur un de ses commentaires particuièrement intéressants. Oui, il faudra apprendre à faire un lien sur un commentaire, mais ça ne devrait pas être trop difficile pour quelqu'un qui était déjà familier de l'informatique quand Black Manba mouillait encore ses couches-culottes.
Sinon un copier-coller fera l'affaire, et le ridicule ne tue pas...

jazzman a dit…

Bon, ça c'est fait. Maintenant Frank Herbert.
C'est vous qui en avez parlé et je vous ai dit poliment que cela fleurait bon le Harry Potter pour adultes (adultes pour l'état-civil).
Vous faites comme si de rien n'était et vous passez à autre chose. Je ne digère pas ce genre d'esquive.
Je voudrais que vous me disiez ce que vous trouvez d'intéressant à cette bouse crypto-judaïque.
Je vous déconseille d'avance deux approches :
- Hihihi, mais c'est impossible, il faut lire au moins 2 ou 3 volumes pour s'imprégner du mystère que blablabla.
- Hihihi, je voulais seulement voir comment vous réagissiez à une référence débile.

Barbara Schreyer a dit…

1.
Pheldge, Nanker Pheldge. Le joker qui se permet toutes les extravagances, et même de se payer H16 sous une forme méchamment humoristique. Je ne peux pas croire que vous n'ayez suivi d'un œil amusé les séquences entre lui et la pauvre BM qu'il a réussi à mettre en ko technique. Non, ne me dîtes pas que c'était du tout cuit, car elle a la langue assez fourchue.
2.
Frank Herbert, donc, des hypothèses philosophiques présentées avec inventivité et originalité. Les premiers Dune, une planète désertique et la création programmatique ex nihilo d'un mythe religieux (ça devrait vous intéresser, pourtant). Dosadi, expérience judiciaire raffinée sur un monde extraterrestre. L'étoile et le fouet, cruelle rencontre d'une intelligence stellaire avec l'espèce humaine, etc. J'arrête là, je ne veux pas vous fatiguer et je cite de mémoire.
Il avait auparavant exercé un tas de professions incongrues : Photographe, cameraman, présentateur radio, plongeur sous-marin, psychanalyste. Après ses premiers succès éditoriaux, il vivait en autarcie sur son ranch où il avait établi un laboratoire écologique.
Tout son héritage (littéraire s'entend) a été bafoué ultérieurement par son fils et un associé peu scrupuleux qui publiaient d'interminables suites ineptes et mal écrites à partir des thèmes fondateurs.

Barbara Schreyer a dit…

A mon tour de vous poser une question directe :
sous quel pseudonyme intervenez-vous sur le site de H16 ?
Votre parfaite connaissance du lieu, de ses usages et des ses acteurs amène facilement à conclure que vous pourriez tout aussi bien en être le greffier, le chroniqueur, voire l'auteur lui-même. J'y ai déjà songé. Mais non, votre style est plus "Didier Goux compatible", dirais-je. Et j'ajouterais même "B. Schreyer compatible", si j'osais...

jazzman a dit…

1
Désolé, je ne lis pas toujours tous les commentaires chez H16. Si vous ne pouvez même pas citer l'article, j'en resterai là pour Pheldge.
Et vous ne dites pas quel rapport il y a avec les Beatles.
2
la création programmatique ex nihilo d'un mythe religieux (ça devrait vous intéresser, pourtant)
Alors là, vous n'imaginez même pas à quel point vous êtes à côté de la plaque. Et pour le coup, ça sent la bouse crypto-judaïque à plein nez.
Je suis toujours stupéfait de voir les propriétés magiques que les gens qui sont nuls en mathématiques attribuent à la programmation.

jazzman a dit…

Je n'ai laissé des commentaires que 3 ou 4 fois chez H16, toujours sous mon pseudo Jazzman, et ça n'a tourné qu'une seule fois à la bagarre avec gameover. Je le lis parce la débilité de la majorité des commentateurs m'amuse, mais je ne vois pas d'intérêt à intervenir.

Barbara Schreyer a dit…

1.
Autant pour moi, j'ai confondu. Pheldge Nanker était le pseudo utilisé par les Rolling Stones de 63 à 65 pour signer leurs chansons.
Et je ne vais pas vous fournir un extrait, car il se produit tous les jours sur le site de H16, pour le plus grand plaisir de ses fans (sauf BM qui lui voue une haine farouche et le traite volontiers de cancrelat. C'est vous dire !).
2.
Ne subjectivons pas tout, tout de même. J'utilisais ici l'adjectif programmatique dans son sens légitime et pré-informatique. En étymologie grecque prescrire, écrire avant, écrire pour.
A priori, je crois que la lecture de Dosadi vous conviendrait mieux : c'est une sorte d'épreuve intellectuelle assez difficile à traverser...

jazzman a dit…

Le Littré ne connaît pas programmatique alors je crois que pour le sens légitime et pré-informatique vous vous êtes à nouveau mis le doigt dans l'oeil. Passons. Vous avez quand même écrit ça devrait vous intéresser, pourtant et si ça n'a pas de rapport avec l'informatique, qu'est-ce qui devrait m'intéresser ?
En enlevant ce terme litigieux, il reste la création ex nihilo d'un mythe religieux...
Mais vous avez déjà changé d'idée Dosadi, expérience judiciaire raffinée me conviendrait mieux...parce que vous pensez qu'après votre brillante défense des écrits de ce monsieur, je vais perdre mon temps à lire quoi que ce soit de lui ?

Pour détendre l'atmosphère, voici une anecdote :
Un copain psychiatre m'a un jour dit qu'il avait lu Gödel, Escher et Bach. Comme j'éclatais de rire, il a ajouté : Oui...enfin...les débuts et les fins de chapitre.
Moralité, ce n'est pas parce qu'on connaît chaque mot qu'on comprend les phrases.

Barbara Schreyer a dit…

N'étant ni votre copine, ni psychiatre, j'ai ma méthode personnelle pour aller à la pêche aux infos. Et pour l'instant vous faites le récalcitrant pinailleur, atrabilaire et de mauvaise foi. A ce propos, je vois que "la création d'un mythe religieux" a su retenir votre attention !
Quand à programmatique, taper le terme sur Google et vous aurez la définition du Larousse :
- qui relève d'un programme, d'un projet futur structuré : Accord programmatique.
- qui constitue un programme : document programmatique.

Notez encore que la SF ne fait plus partie de mes lectures depuis longtemps déjà (depuis qu'il n'y a que de pâles imitations, en fait). Je ne lis plus que de la philosophie ... et Didier Goux, et le reste du net qui tombe sous mon inquisitrice souris.
A ce propos, il faut que je me lance bientôt dans un nouvel article, celui-ci commence à dater !

jazzman a dit…

J'ai précisé Littré, parce que le Larousse donne évidemment la définition actuelle, donc pas du tout pré-informatique.
Vous n'auriez pas dû prétendre m'apprendre à utiliser Google, c'est la goutte de chutzpah de trop qui fait déborder le vase.

Barbara Schreyer a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Barbara Schreyer a dit…

Et ah! oui la chutzpah, j'adore. Assez intraduisible en français d'ailleurs. Vous ne savez pas à quel point j'étais douée dans cette discipline...
Ce n'est pas qu'on ramollisse, mais avec l'âge on devrait acquérir une certaine souplesse, un souffle de zen. Enfin certains parce que vous, apparemment, vous semblez vous complaire à faire dans la rigidité obstructive.

Barbara Schreyer a dit…

Ne vous vexez donc pas pour si peu, cher Jazzman !
En réalité, j'adore bavarder avec vous. Il est rare de rencontrer quelqu'un d'aussi observateur et cultivé que vous.

jazzman a dit…

Vous adorez bavarder, pire vous adorez la chutzpah et vous vous en vantez...
Vous êtes vraiment d'une stupidité confondante.
Ce que je vais dire est surtout valable pour de vrais dialogues, mais vaut aussi pour les dialogues différés d'internet.
On peut apprendre des choses en dialoguant, même avec quelqu'un d'objectivement assez bête si l'interlocuteur écoute vraiment. Parce que l'écoute se ressent, on doit donc convaincre et on finit par s'apprendre des choses à soi-même.
Celui qui pratique la chutzpah n'écoute pas vraiment. Il cherche dans le discours quel truc il va pouvoir employer pour gagner la discussion. Parce que d'un point de vue juif, il n'y a que gagner qui importe. Tous ces trucs ont été résumés brillamment par Schoppenhauer dans L'art d'avoir toujours raison.
Ce genre de fausse discussion est donc une perte de temps et d'énergie.
Le bavardage ne vaut guère mieux puisque c'est un double monologue destiné à passer le temps.
Désolé, j'ai mieux à faire.

Barbara Schreyer a dit…

Vous avez bu dès le matin, ce n'est guère intéressant.
Et vous noterez que je suis plus courtoise que Didier Goux.
Sur ce, je vous renvoie à mon dernier article qui explicite un peu la notion de programme. Preuve que je vous écoute avec attention et que je tiens un peu à vous.